Septième jour et quatrième entrainement sur place. Tout va bien ! L’athlète tient le coup ! Le seul problème réside dans la météo, très médiocre ! Aussi, à force de courir avec les pieds dans l’eau, je songe à me recycler dans le triathlon. Je m’évertue à descendre bas dans la vallée pour patauger le moins possible, mais une bonne partie des tronçons suffisamment plats pour que je les emprunte sont de vraies pataugeoires. Songez : depuis que nous sommes ici, il a neigé plus de la moitié du temps, et quand il ne neige pas, la température est douce. Et depuis cette nuit, il pleut. Du coup, la neige tombée précédemment fond et tente de s’écouler… Partout, ce n’est que gabegie ! Bien sûr, pour un Warrior, cela ne devrait être qu’un insignifiant détail, un truc de gonzesse ! Mais cavaler en moyenne 2 heures avec les pieds trempés et gelés n’a rien de passionnant !
La 1ère fois, j’ai préféré emprunter une piste de ski de fond où la neige était impeccable. J’ai pu faire une boucle. Les ennuis ont commencé quand la piste s’est transformée en sentier balisé par des empreintes de raquettes, au relief très instable sur environ 600 mètres. Gare aux articulations !! Mais, finalement, je m’en suis sorti sans encombre.
La 2ème, je me suis ennuyé et fatigué sur la même boucle de 2,5 km effectuée 4 fois, échauffement compris ! Si on calcule très bien, j’ai parcouru 10 bornes en 1h 20mn ! Pas mal, non ?! Eh, oui ! Une vraie tortue ! Mais sachez que quand ça s’arrête ça fait du bien ! Le travail d’endurance est bien cassant pour les genoux et les cuisses.
Un peu de tourisme en courant
Voilà pour les entrainements. A part ça, les Warriors ont failli perdre à tout jamais l’un de leurs éléments. L’autre jour, alors que je remontais une pente pour mieux la dévaler tout schuss sur mes skis jaunes, et que j’étais installé sur la rondelle de ma perche, un hurluberlu est apparu dans mon champ de vision. Immobilisé au bord du rail de montée de ce téléski très raide, le gars ne semblait rien maîtriser ! A tel point que, tout en m’approchant irrémédiablement de lui, je l’ai vu, alors que je n’étais plus qu’à quelques mètres de lui, être emporté par ses skis qui avaient curieusement décidé d’avancer !! Pris de panique, l’artiste a commencé par déclarer sa nationalité alors que je ne lui avais pas demander de décliner son identité ! Pourquoi l’aurai-je fait, d’ailleurs ! « Merde ! Merde… !! » Mais, cela présentait quand même l’avantage qu’au cas où je me retrouverais devant les tribunaux pour réclamer la pension d’invalidité maximale à ce danger public, nous causerions tous deux la même langue ! Et il poursuivit sur le même registre : « Putain… » !! Puis, juste avant le moment fatal, alors qu’il se trouvait au beau milieu du rail et moi à 2 mètres de lui, il me lança, d’un ton suppliant mais dans un registre plus correct, comme si la raison le réinvestissait soudainement afin de préparer l’ouverture des portes qui l’attendaient dans les cieux surchargés de la poudre dont il avait surement abusé pour se retrouver en ce haut lieu de perdition : « Attendez » !!! Manifestement, il avait vraiment du copieusement forcer sur la dose !! Où se croyait-il, au seuil de cet ultime voyage, pour oser imaginer que le pauvre usager que j’étais allait, d’un claquement de doigts, stopper la machine infernale dont le moteur était situé à quelques centaines de mètres en aval ?! Il m’était totalement impossible de jouer des castagnettes vu que toutes mes mains étaient occupées à maintenir mes 69 kg alourdis des 4,373 kg de mes fringues de ski ! Aussi, dans un ultime réflexe de survie, je réussis à faire un bel écart derrière ma cible afin de ne pas la torpiller !! Ouff !!!
Charly qui pense à vous en s'étirant
Salut Jérôme
Ca plane pour Francis !






