dimanche 28 février 2010

Stage en altitude (2ème épisode)

Après l’énorme sursaut de mes abonnés qui nous ont abreuvé de leurs magnifiques commentaires, je vous présente une illustration imageant joliment notre future prestation.







Septième jour et quatrième entrainement sur place. Tout va bien ! L’athlète tient le coup ! Le seul problème réside dans la météo, très médiocre ! Aussi, à force de courir avec les pieds dans l’eau, je songe à me recycler dans le triathlon. Je m’évertue à descendre bas dans la vallée pour patauger le moins possible, mais une bonne partie des tronçons suffisamment plats pour que je les emprunte sont de vraies pataugeoires. Songez : depuis que nous sommes ici, il a neigé plus de la moitié du temps, et quand il ne neige pas, la température est douce. Et depuis cette nuit, il pleut. Du coup, la neige tombée précédemment fond et tente de s’écouler… Partout, ce n’est que gabegie ! Bien sûr, pour un Warrior, cela ne devrait être qu’un insignifiant détail, un truc de gonzesse ! Mais cavaler en moyenne 2 heures avec les pieds trempés et gelés n’a rien de passionnant !
La 1ère fois, j’ai préféré emprunter une piste de ski de fond où la neige était impeccable. J’ai pu faire une boucle. Les ennuis ont commencé quand la piste s’est transformée en sentier balisé par des empreintes de raquettes, au relief très instable sur environ 600 mètres. Gare aux articulations !! Mais, finalement, je m’en suis sorti sans encombre.
La 2ème, je me suis ennuyé et fatigué sur la même boucle de 2,5 km effectuée 4 fois, échauffement compris ! Si on calcule très bien, j’ai parcouru 10 bornes en 1h 20mn ! Pas mal, non ?! Eh, oui ! Une vraie tortue ! Mais sachez que quand ça s’arrête ça fait du bien ! Le travail d’endurance est bien cassant pour les genoux et les cuisses.


Un peu de tourisme en courant



Voilà pour les entrainements. A part ça, les Warriors ont failli perdre à tout jamais l’un de leurs éléments. L’autre jour, alors que je remontais une pente pour mieux la dévaler tout schuss sur mes skis jaunes, et que j’étais installé sur la rondelle de ma perche, un hurluberlu est apparu dans mon champ de vision. Immobilisé au bord du rail de montée de ce téléski très raide, le gars ne semblait rien maîtriser ! A tel point que, tout en m’approchant irrémédiablement de lui, je l’ai vu, alors que je n’étais plus qu’à quelques mètres de lui, être emporté par ses skis qui avaient curieusement décidé d’avancer !! Pris de panique, l’artiste a commencé par déclarer sa nationalité alors que je ne lui avais pas demander de décliner son identité ! Pourquoi l’aurai-je fait, d’ailleurs ! « Merde ! Merde… !! » Mais, cela présentait quand même l’avantage qu’au cas où je me retrouverais devant les tribunaux pour réclamer la pension d’invalidité maximale à ce danger public, nous causerions tous deux la même langue ! Et il poursuivit sur le même registre : « Putain… » !! Puis, juste avant le moment fatal, alors qu’il se trouvait au beau milieu du rail et moi à 2 mètres de lui, il me lança, d’un ton suppliant mais dans un registre plus correct, comme si la raison le réinvestissait soudainement afin de préparer l’ouverture des portes qui l’attendaient dans les cieux surchargés de la poudre dont il avait surement abusé pour se retrouver en ce haut lieu de perdition : « Attendez » !!! Manifestement, il avait vraiment du copieusement forcer sur la dose !! Où se croyait-il, au seuil de cet ultime voyage, pour oser imaginer que le pauvre usager que j’étais allait, d’un claquement de doigts, stopper la machine infernale dont le moteur était situé à quelques centaines de mètres en aval ?! Il m’était totalement impossible de jouer des castagnettes vu que toutes mes mains étaient occupées à maintenir mes 69 kg alourdis des 4,373 kg de mes fringues de ski ! Aussi, dans un ultime réflexe de survie, je réussis à faire un bel écart derrière ma cible afin de ne pas la torpiller !! Ouff !!!





Charly qui pense à vous en s'étirant


Salut Jérôme


Ca plane pour Francis !



jeudi 25 février 2010

Zatopek

Non, je ne vais pas vous parler du célèbre coureur tchèque.
Mais plutôt d'une très estimable revue publiée, ça va faire plaisir à Jéjé, par des belges.
Et ça nous change des "jogging international" ou "running international", croyez moi.

C'est donc un magazine trimestriel qui veut élever le débat pour apporter, sous le couvert d'une vulgarisation, une vrai réflexion sur la course à pied, ses motivations, ses conséquences.
Bref, faire travailler de temps en temps le gros truc dans votre tête, qui je le rappelle n'est pas un muscle.

Justement, dans le dernier numéro, que je vous conseille fortement, j'ai découvert la "théorie du grand gouverneur". Élaborée par Tim Noakes, un sud-africain, elle vient bousculer tout ce qu'on sait sur les mécanismes essentiels qui expliquent nos capacités physiologiques à l'effort.

Dépassées les notions de VO2 max, de consommation de glycogène. Tout est dans la tête.
Le cerveau agit ainsi comme le principal frein à nos envies de performance. Car son rôle est de veiller à la sauvegarde du corps à travers ses relations (non clairement définies) avec le coeur. Il disposerait ainsi d'informations sur le rythme cardiaque et le débit sanguin pour siffler la fin de la récréation ou ne pas mobiliser toutes les fibres musculaires en cas de dépassement de ses propres critères.

L'idée est donc de rassurer le cerveau et de lui montrer que nous sommes capable de réaliser un effort particulier pour qu'il nous laisse ensuite aller plus loin. Bref de faire sauter les barrières mentales qui nous retiennent.
Par exemple, courir avec de longues plages de spécifique pour montrer que nous sommes en mesure de supporter une allure souhaitée.

Cette théorie me parle totalement car je ressens ces barrières et suis d'autant plus heureux d'avoir réussi à exploser celle des 45 mn aux 10 km que je croyais infranchissable.
Cela n'enlève rien à nos limites physiques (ou même physiologiques). Mais nous avons encore un peu de marge avant de les rencontrer, pour peu qu'on arrive à s'en convaincre !

mercredi 24 février 2010

Stage en altitude (1ère partie)

Afin de parfaire sa préparation loin des frimas briards, à l’écart de l’agitation de la capitale, Charly Marathonman a choisi l’isolement dans ses montagnes hautes-alpines. Au diable donc les éclairages de Disney si utiles pour nos nombreuses sorties nocturnes ! Au diable aussi la compagnie de mon ombre franciscaine !! Non, là je plaisante et m’excuse de te lâcher ainsi, camarade !! Mais, me préparer en altitude tout en profitant de la majesté de Dame Nature dans ce petit coin de paradis, sont d’un bienfait extraordinaire !! Alors, puisque je peux le faire, j’en profite !!
Mais, comme devenir et rester un Warrior se mérite, je vais vous conter une petite aventure initialisant ce stage. Vous pourrez alors juger si je suis un vrai warrior ou un bidon. Ainsi, j’ai du reporter mon 1er entraînement montagnard fixé à ce lundi matin. Couchés tard samedi soir, nous avons été réveillés par plusieurs coups de téléphone en pleine nuit (de 2h30 jusqu'à 4h, 4h30.. avec personne au bout ! Très sympa et rassurant ! Levés à 7h00 pour prendre la route et surtout la voiture qui devait l’emprunter et la rendre une fois arrivés à destination, nous étions quand même un peu épuisés avant de commencer la manœuvre !
Et les 750 bornes et 9 heures de confinement qui nous attendaient étaient alors envisagés moins sereinement. Pourtant, tout s’est bien passé jusqu’à 17h45 environ. Là, la pente du col du Lautaret s’inclinant sérieusement, il a fallu marquer un arrêt puis s’entendre dire, d’une bouche de gendarme, ce désagréable ordre filtré par les quelques inévitables flocons de neige se mêlant à ce qui devint progressivement une bien mauvaise plaisanterie : « Mettez vos chaînes » ! S’est ensuivie l’exécution de l’ordre et la difficile réintégration dans le trafic de tous nos cons compagnons de mésaventure. Avancer quelques mètres, stopper, arrêter le contact, redémarrer quelques minutes plus tard pour stopper à nouveau 10 à 15 mètres plus loin… Ce petit manège a duré presque 2 heures durant lesquelles nous avons du péniblement parcourir 1 km pour finalement rester sur place environ 2 nouvelles heures ! Par -6°C à l’extérieur, l’intérieur du coche a commencé à givrer (l’humidité de nos 4 expirations combinées, sans doute !), et nous à nous cailler. Mais durant cette longue attente qui finirait assurément par payer, quelques lumières clignotantes au loin nous rappelaient que nous étions encore sur Terre, au milieu de ce no man’s land. Y avait-il un accident ? Tentait-on de déneiger une portion de la route ? Quelques questions qui restaient sans réponse, au point de finir par nous ennuyer sérieusement ! Aucune information sur notre devenir ne nous parvenait ! Nous étions à environ 4 km du sommet du col et donc à une cinquantaine de l’arrivée. Mais cette arrivée ne se rapprochait pas plus que nous avancions !!






Et, enfin, vers 20h30 les choses ont commencé à évoluer. Les clignotants, d’abord ! Puis l’un d’eux a daigné faire du porte à porte ! Quand j’ai entrouvert la mienne avec difficulté, tant la bourrasque de neige apportée par le terrible vent du Lautaret était puissante, j’ai perçu en réponse à la question que j’avais à peine posée, un bref « Attendez » ! Merci beaucoup, monsieur l’agent ! Puis au passage du gyrophare suivant, après quelques petites minutes, un terrible « Faites demi-tour !!! » a surgit. ! Ouppsss !!!
Dépités, envisageant mal la suite, nous nous sommes encore une fois exécutés pour repartir dans la nuit glaciale, gagnante !! Je passe toutes les questions que nous nous sommes alors posées pour savoir quelle décision prendre !! Le fait est que nous sommes repartis, fatigués, énervés, en colère, pour ôter les chaînes là où nous les avions installées et nous défouler en nous engueulant bêtement dans cette glaciaire à ciel ouvert. Nous avons rebroussé chemin sur une cinquantaine de bornes pour emprunter le seul chemin possible censé nous mener à destination, mais sans garantie que le col à emprunter serait ouvert !! Mais le sort ne s’est pas acharné davantage ! Nous sommes arrivés à 2h00 du matin après un détour de 150 bornes de montagne, fendant la purée de neige qui nous fonçait dessus de plus en plus drue avec notre progression ! 10 km avant de retrouver un lit bien chaud, il a fallu chaîner à nouveau pour affronter l’ultime montée recouverte d’une accueillante épaisse couche de neige, ce qui laissait présager un séjour poudreux ! Mais, Le Warrior Charly Marathonman en avait plein le... Vous comprendrez que mes sketbas de compet soient restées au chaud le lendemain !!!

mardi 23 février 2010

La légende des Warriors s'écrit...

Le groupe des « Warriors » n’est pas né par hasard. Il est le fruit d’anciennes et plus récentes rencontres autour d’une envie et d’un plaisir communs : bouger son corps. La course à pieds y répond bien, même si d’autres sports le font également. Nous nous sommes simplement découverts ce sport commun. De là à mettre en place des rendez-vous officiels avec le dépassement de soi sur des distances alors raisonnables… il n’y avait qu’une foulée !

Charly, déjà habitué de ce truc de fou à la réputation aussi respectée que Antique, a forcé l’admiration de ses comparses après sa prestation au marathon de Paris 2008 et a grandement renforcé leur envie, un jour fantasmée, de se lancer dans l’aventure ! Et lorsqu’à Provins, en septembre dernier, Speedy Phil a annoncé son inscription à l’édition 2010 du marathon de Paris, Charly a décidé Francis à les accompagner, et par la même occasion son vieil ami Jérôme ! Ce que ces deux derniers ont modestement dissimulé dans leur autoportrait, c’est qu’ils ne sont pas de simples joggers du dimanche qui se lanceraient sur le marathon à l’aveuglette. Ces deux gars, qui se présenteront le 11 avril sur la ligne de départ, dans le sillage de leur expérimenté maître d’école, venaient quand même de réaliser un 100 kilomètres… en marchant !! Alors, encore une fois : Chapeau, Messieurs !!! Et que dire de leur multiple participation aux 20 km de Bruxelles ? Si ce n’est qu’ils sont toujours allés au bout ! Au bout de la course ! Au bout d’eux-mêmes !

Voilà donc une équipe qui a de la gueule ! Et lorsqu’ils ont abordé cet hiver des plus rigoureux et que pas un seul chat briard n’osait tendre un poil de moustache à l’extérieur de peur de ne pouvoir le rentrer, Francis et Charly, pour se motiver n’hésitaient pas à se filer les rencarts les plus fous au cœur de la glaciale tourmente blanche ! Et Francis (aussi étonné et fier de s’incruster dans la rigueur de ce paysage à dominante givrante que loin de son Cameroun natal) de déclarer, un moche jour : « On est des warriors, mec !! On est des warriors » ! Et voilà donc comment a pris forme l’équipe des « Warriors », celle qui n’a pas fini de vous étonner !!

Ainsi, tout en courant et bavardant, Francis et Charly ont évoqué puis imaginé l’idée de regrouper leurs 3 objectifs de l’année : Marathon de Paris, 20 km de Bruxelles, et 100 km OXFAM !! En faisant d’une pierre trois coups, le projet « Warriors’s tour 2010 » s’est ébauché ! Reste à le travailler. Et pour commencer, laissons le soin à Francis de vous présenter OXFAM. Sachez toutefois qu’il s’agit d’un organisme humanitaire et que nous envisageons donc, même dans un esprit festif, de ne pas nous mouvoir uniquement pour le plaisir… Et pour que la fête soit totale, nous attendons impatiemment vos réactions !

On tient le coup

Déjà la 5ème semaine.

Le relâchement est terminé, il s'agit de se remettre en selle.
Le froid n'est pas là pour aider et la motivation s'en trouve un peu affectée.

Comme dirait Michel Delore (que Francis doit connaitre désormais), dans ces cas là, il faut penser aux autres : "vous croyez qu'ils n'en chient pas autant ?".

Mes chers comparses justement : où sont-ils ? Je les sens appartenir actuellement au monde des fantômes. On sait qu'ils existent, mais on aimerait bien en voir un !
Est-ce que Charly serre les dents en nous faisant croire qu'il serre seulement les fesses ? Est-ce que Francis s'est décidé à courir plutôt que marcher ? Et Jéjé ne va-t-il pas s'endormir durant le parcours ?

Toutes ces questions essentielles me taraudent alors que je fais des côtes dans la ZAC du Courtalin. C'est sympa cette montée malgré les plaques de verglas qu'il faut prudemment contourner. On est au milieu de tant de belles maisons, il fait déjà nuit et circulent seules de rares voitures.

Soyons honnête, c'est quand même un peu absurde ces exercices de fractionné. On monte, on descend, et on recommence pendant 20 mn en surveillant le chrono pour respecter le principal : la régularité.

C'est aussi ce qui me préoccupe le jeudi venu pour un peu de spécifique. Un échauffement, puis trois fois huit minutes à allure semi (soit 13 km/h). Le long de la Marne, entre Noisy et Bry par un temps doux cette fois. Au final, 4'36"/km, puis 4'37" et enfin 4'36". On se surprend à devenir une vrai montre suisse.

Samedi par contre, neige au rendez-vous. Et pourtant des motivés inattendus : Philippe et Hélène m'ont rejoint pour une heure tranquille de footing. Les flocons s'accrochent aux vêtements sans refroidir notre enthousiasme. Hélène est un peu rouge, pas seulement à cause de la température. La forme va revenir, nous nous sommes promis de le vérifier très bientôt !

Dimanche, sortie longue de 1h40 avec 3*3000 à AS42. J'ai enfin essayé mon camelbak. Celui de Decathlon est décidément bien fait. Par contre, je m'essaie à manger en courant, à allure marathon. C'est pas évident de consommer son gel de glucose. Le sucre vous étouffe. Mais le coup de fouet est bien agréable. C'est quand même pas encore gagné les 12 km/h !

lundi 15 février 2010

Et de quatre.... Autoportrait de Francis

Eh oui, ceux qui me connaissent savent que je suis toujours présent bien que souvent en retard. alors fidèle à ma réputation je me présente en dernier.
Voilà, cela m'a pris dans mes années Fac, à croire que le froid de l'Europe m'a stimulé, à moins que ce soit la maturité et le besoin de se prouver des choses. En fait la course pour moi a toujours été histoire de me prouver des choses, ce qui m'amène souvent à me battre contre moi. Je disais donc que dans mes années Fac, ce campus et son boulevard circulaire qui passait devant ma résidence universitaire me tendaient leurs bras. Après un été de job étudiant et une paire de Nike Air Max en guise d'auto-cadeau, me voilà à l'assaut de mon boulevard circulaire. Trois tours plus tard je me sentais déjà Warrior et pourtant très vite je devais découvrir que ce n'était pas suffisant et plus de challenge m'entrainât à augmenter sans cesse la distance et quelque fois la vitesse. puis un jour sans m'en rendre compte je fis un émule qui me suivit sur mes dernières courses dans mon pays d'adoption, Lille.
Au fait pourquoi "dernière course", et ben parce que les études terminées il a fallut travaillé. Alors je suis descendu à la capitale et là la grosse machine de production capitalistique a eu raison de ma motivation et comme la nature a horreur du vide, j'ai remplacé la course par Mc Do, Pizza Hut et autre bouffes qui ne vont pas sans conséquences. Vous connaissez la théorie du tobogan? Des heures pour monter et quelques secondes pour descendre. Voilà je me contentais de ma condition de nouveau gros lorsque mon "élève" d'hier est venu me secouer les puces et me remettre en piste. Et depuis je cours après tout, des filles, le chrono et surtout après moi et je marche aussi, mais très longtemps. Alors suis-je un Warrior? je ne sais pas (humilité oblige), mais de faire partie de cette aventure du marathon me donne des ailes et là je me sens un WARRIOR et mon joker c'est ma NIAQUE.

Semaine de relâchement

La quatrième semaine de mon plan de préparation est celle du relâchement.

C'était bien à propos car j'avais besoin de souffler après les foulées de Vincennes. J'avais beaucoup donné en me surpassant vraiment, même si le résultat n'est pas à la hauteur de mes attentes.

Et l'objectif de la saison reste bel et bien de finir le marathon de Paris.

Petite semaine donc où j'ai surtout tenté de m'astreindre à ralentir. Car je suis convaincu d'appartenir à cette maudite catégorie des coureurs qui suivent des entrainements trop intenses et manquent de jus dès qu'il s'agit de réaliser une performance.
J'entends d'ici les ricanements de mes compères tortues : "ça veut partir vite et ça ne sait pas courir comme il faut !".
Non, il s'agit de construire son foncier progressivement, pour être encore plus rapide, pas d'apprendre à courir comme des tortues.

Illustration : vendredi, j'avais une séance de fractionné (30/30). Je n'ai pu m'empêcher de faire des moyennes à près de 18km/h au lieu de 16, avec des pointes de vitesse à 21 km/h.
C'est pas bien. C'est largement supérieur à ma VMA. Je finis fatigué.

Donc dimanche, sortie d'une heure où j'ai surveillé mon cardio en permanence pour rester en deçà de 150 pulsations/mn. J'avais l'impression de me traîner avec des douleurs nouvelles dans les jambes. Bref, je me suis sentie tortue.

Bon, en fin de compte, je suis mauvais langue. C'était juste une question de schéma mental. Avec mon nouveau camelbak, et une fois revêtu mon gilet fluo jaune, je ressemble bien à mes amies tortue.

mercredi 10 février 2010

Complément d'information sur Charly Marathonman

Pour saluer notre ami Jéjé qui n'hésite pas à se dévoiler, voici une petite histoire à déguster après un bon entrainement !!

Il était une fois un type qui s’était levé à 5h30, ce mercredi matin! Oui, 5h30 ! Et vous savez pourquoi ? Non, je n’avais pas trop froid ! Bande de moqueurs !
Pour aller courir !! Eh, ouais, encore !
Donc, quand mon réveil a sonné, alors que je n’avais que très peu dormi, je me suis dressé d’un bond dans mon pieu…
Erreur fatale ! Je vous explique. J’ai soudainement bondi, donc… et je me suis assommé dans ce vrai con de vrai faux-plafond en sous pente, et je me suis retrouvé aplati comme une crêpe de la chandeleur sur mes draps roses !!! Le temps de compter les chandelles chauffant les pommes pour mon petit-déj, je me suis repris, et au radar, j’ai descendu les deux étages de notre château, enfilé mes pompes de champion … et je me suis retrouvé dans la campagne pour 50 minutes. Pépère tranquille ! Vous auriez vu cette blanche brumisation voilant pudiquement la Lune échappant aux gros nuages irisés par le coucher du bel astre… C’était somptueux ! La campagne briarde est magnifique avec son blanc manteau. Et à cette heure, c’est vivifiant ! En m’imaginant transporté quelques semaines plus tard, dans l’écrin printanier du Bois de Vincennes, j’étais ravi, et profitais, crinière au vent, de cet instant magique… en oubliant certaines conventions. Aaahh…
Mais je fus tiré de ce bien-être par ces messieurs de la marée chaussée qui, preuves à l’appui, m’avaient flashé, formellement identifié, scanné, dupliqué et déjà diffusé dans toutes les bonnes boutiques de France et de Navarre. Et c’est ce document que je vous joins, et que, j’espère, vous pouvez admirer. « Individu Charly, vous avez été flashé à 120 sur une route de campagne » ! m’ont-ils déclaré. Sauf le respect que je leur dois et au risque de me retrouver en garde à vue, ils ne sont quand même pas futés ! J’étais bien à 120, mais 120 pulsations à la minute, comme l’indiquait mon CFM. « De plus, vous étiez dans la tenue d’Adam » ! Là, j’ai avoué que j’étais parti un peu précipitamment… et c’est alors que, n’ayant pas de feuille de vigne sous la main, j’ai esquissé un rapide mouvement pour dissimuler l’objet du délit et j’ai soudainement senti un craquement dans le dos !! Et me voici out pour mon entrainement de ce vendredi soir ! Désolé de t’abandonner, Francis !!! Comme toi, j’aime tellement courir sur la neige, que tout cela m’a échappé ! J’essaierai donc de ne point recommencer !


dimanche 7 février 2010

Du rififi chez les warriors !!!

Di 07.02 : Dernière sensation d’entrainement de vacances. Dans une semaine, les choses sérieuses commenceront ! Francis, Jérôme et moi allons passer de nos 3 séances d’entrainement « free-style » hebdomadaires à 4, très cadrées !
Certains imaginent que nous n’y parviendrons pas ! Ou plutôt, c’est Speedy-Phil qui pense que nous ne tiendrons pas le coup ! Laisse-moi te dire quand même, mon gars, que tes semelles, on n’a pas trop l’occasion de les voir puisque tu sembles nous fuir depuis plusieurs semaines. Et comme tu veux vraiment en découdre avec les traine-savates que nous sommes, il faudrait certainement que tu commences par nous montrer l’avant de tes pompes de premier !! A moins que battre la campagne aussi longtemps que nous te paraisse inabordable ! Mais, il va bien falloir que tu travailles en endurance d’ici le grand jour !
En ce qui nous concerne et pour atteindre notre objectif de 3h45, notre plan d’entrainement, validé 4 fois par ma pomme, nous fait travailler essentiellement en endurance. Donc, peu importe que tes semelles essaient de nous éblouir ! Les nôtres n’accélèreront pas d’un pouce ! Et pas plus d’un auriculaire tarsien, d’ailleurs !!




Quoiqu’il en soit, pour aller au bout de cette aventure que nous avions décidé, d’un commun accord, de vivre ensemble, le moral doit être au beau fixe. Au contraire de la météo qui s’est méchamment acharnée sur les pauvres pousse-jarrets briards que nous sommes devenus à force de gelures et de mauvais dérapages sur les restes des brumisations résultant des rhums dus à cet hiver fort rigoureux ! Et les sorties comme celle de ce matin ne font que renforcer la sérénité de mon inséparable compère Francis. 30 minutes d’échauffement suivies de 1h55 d’une course à allure raisonnable sur un parcours comportant trois sévères côtes et la fameuse descente de Quincy menant au canal ! Sieur Francis était ravi et aussi frais qu’un gardon qui aurait descendu le Grand-Morin, dont le cours bat son plein actuellement, depuis sa source jusqu’à sa confluence avec la Marne, en passant par ses terribles chutes encore inconnues et donc sans nom !! Mais le gars semblait prêt pour pousser jusqu’au km42 ! Et nous avons du nous empoigner pour que finalement je réussisse à le ramener à la raison !

Déception relative

Dernière course avant l'ultime. Je voulais savoir quel était mon temps sur l'épreuve standard des 10 Km après les efforts du dernier trimestre.
Les foulées de Coudreaux (Chelles) m'avaient permis de passer sous la barre des 45', à 44'01 exactement, sans avoir l'impression de me dépasser.

Ce dimanche, je suis donc concentré pour essayer de me caler sur l'objectif de 42'30", soit 4'15"/Km.
Cela démarre pourtant mal. Je suis obligé de prendre 2 smecta pour calmer une petite gastro qui m'enquiquine depuis 2 jours. La nuit n'a pas été formidable non plus mais cela fait quelque temps que j'attends une vrai bonne nuit de sommeil.

J'avais décidé de partir rejoindre Vincennes en RER, je prends finalement ma voiture.
Je me gare assez loin par prudence et je suis obligé de marcher plus d'un quart d'heure pour atteindre le point de départ. La distribution des dossards se fait dans une salle d'une école privée où une foule importante se masse. Les bénévoles sont charmants malgré le brouhaha.
Je découvre avec plaisir que j'ai hérité d'un dossard sans priorité.

Et je retourne à la voiture me changer et me préparer. Puis petit échauffement qui m'oblige à rejoindre précipitamment un couloir de départ. Deux points de départ ont été prévus, l'un pour les dossards impairs, l'autre pairs. Bien sûr je me trompe, avant de rectifier juste avant le coup de pistolet (que j'ai à peine entendu).

Le temps d'atteindre la ligne de déclenchement du chronomètre, plus d'une minute va s'écouler.
J'attends patiemment mais ensuite je vais passer les deux premiers kilomètres à buter sur les uns et les autres, accélérant d'un côté, freinant de l'autre.
Premier décompte : 4'32". Horreur ! Je prends du retard malgré moi, je prends les contre-allées et surtout j'évite les rétroviseurs dont beaucoup ont déjà grandement soufferts.
Deuxième kilomètre : 4'23". C'est une petite amélioration. Je bous intérieurement. J'entends quelques uns souffler bruyamment alors que je n'ai pas l'impression d'avoir commencer à forcer.
Ca m'agace désormais.
Puis la rue se dégage un peu. Je vais ensuite me rapprocher de mon objectif, sauf au 5ème kilomètre où je prends quelques secondes pour avaler un peu d'eau. Mais je n'arrive pas à rattraper mon retard. Je continue à buter ponctuellement. Et surtout, je suis obligé de relancer après des tournants parfois un peu secs.

Je n'ai de cesse de dépasser des coureurs. C'est rarement que j'assiste au contraire. Je suis parmi les dossards verts, qui sont partis avant moi et sont réputés faire un meilleur temps.

J'accélère sur les trois derniers kilomètres. Mon coeur commence à monter (il atteindra 187 BPM !) dans les gammes. Mes cuisses me font mal et le pied gauche chauffe sous les orteils.
Je veux me donner pour éprouver un 10 Km sans limites. Le 9ème kilomètre est ainsi couru en 4'10".

Heureusement l'arrivée est là car je suis à bout.
Temps officiel : 44'18". Une plaisanterie où je finis 825e sur 3371
Temps réel : 43'05". J'ai gagné 83 places !

Au final, un peu de déception, j'espèrais vraiment être en deça des 43 mn. Mais surtout trop de monde. Je ne renouvelerai pas ce type de course où l'on se heurte aux autres coureurs et où il est difficile d'envisager une véritable performance.

Autoportrait de Jéjé


Mais qui est ce Belge fou qui va se mesurer au peloton de Bailly ? Voici un peu plus de lumière sur cet énergumène. Je pratique la course depuis maintenant quelques années, près de 10 années déjà. La campagne flamande n'a pas toujours été mon terrain de guerre, j'ai attrapé le bug en l'an 2000 en explorant la campagne anglaise. Et depuis, l'engouement (mais surtout le plaisir de se faire du mal) a eu ses hauts et ses bas. J'étais à l'époque mordu de tout-terrain, cross et compagnie, un clin d'oeil à Speedy Phil :-) Je ne fais maintenant que de la course de fond, il ne faut pas me demander pourquoi !! D'ailleurs, il est difficile de faire croire à quiconque que c'est par amour de la campagne flamande, et on me rie au nez quand je dis qu'il est difficile de trouver des parcours d'entraînement plutôt plat :-(


L'idée du marathon me trottait dans la tête depuis un petit moment, mais l'idée en restait une et la vie continuait. Jusqu'au jour où mon vieux comparse de Bailly m'annonce qu'il connaît quelques fous qui se sont donner rendez-vous à Paris en avril prochain pour une course effrénée aux portes de la folie. Il parait même que l'un d'eux est un récidiviste !! Sans réfléchir, n'écoutant que la solidarité vieille de 20 ans, je me lance. Et me voici à suivre un entraînement enragé. Heureusement que j'ai le soutien de ma petite famille, et surtout de la petite dernière, qui me tient éveiller toutes les nuits en me répétant que je vais y arriver, je n'ai pas besoin de tout ce sommeil inutile. Tout ça pour dire que les séances sont tout de même plus sympathique quand on est plusieurs, et que ce blog me redonne le courage de repartir en loup solitaire chaque fois que c'est nécessaire.


Alors que la force soit avec nous !!




mercredi 3 février 2010

Autoportrait de Speedy Phil

Moi ça m'a pris, j'étais tout p'tit.

Enfin non, pas exactement.

Pour tout dire, j'ai longtemps fait du sport sans être vraiment un sportif. Plutôt un gars qui a de la hargne et ne lâche pas facilement prise. Mes longues années de badminton ne m'ont ainsi pas convaincu que j'avais progressé dans le domaine physique mais au contraire qu'il me fallait travailler le technique pour tenter de se donner l'apparence d'un sportif.
Puis à la fin de la trentaine, j'ai perdu le goût des sports de raquettes avant de m'embourgeoiser par l'inactivité. Bref j'ai laissé pousser la bidoche jusqu'à ce que je me réveille un beau matin avec la ferme intention de passer le check-up des 40 ans.
Le médecin, devant les résultats de l'analyse sanguine, m'a sorti sa petite feuille de la bonne hygiène alimentaire. Déjà ? Cela vient si vite les restrictions ?
Et qui dit changement de régime alimentaire, dit aussi plus d'activité physique.

Alors j'ai fait ce que j'avais envie de faire depuis longtemps. Me lancer un beau défi, une épreuve digne de ce nom : courir un marathon. J'ai progammé cette échéance avec le marathon de Paris, session 2010.

Il fallait en effet procéder par étapes. D'abord courir plus de 20' en continu. Et puis augmenter progressivement la durée. J'ai réalisé dans un parc paysager cette montée en charge, tour après tour.
Et presque 4 mois après ce démarrage laborieux, la joie de constater que je suis capable de courir 10 km, sans s'arrêter m'a rendu fier de toutes ces heures passées à souffler comme un bœuf.

Et tout s'enchaine. Les premières sorties avec Francis, les 10 Km de Magny où j'ai oublié la puce, les dimanches matin le long de la Marne avec Charles et Mathieu. Déjà tant de souvenirs.

Enfin, mon inscription au BSGA me permet de renouer avec l'esprit de compétition, la recherche de la performance. Mais c'est depuis le début de cette saison que je suis devenu Speedy Phil, en obligant mes compagnons à contempler mes semelles. Une surprenante progression qui me fait flirter avec des vitesses que je pensais étrangères.

Bon, restons modeste. Je ne suis qu'un petit coureur comparé aux autres flèches bleus (la couleur du maillot du club) avec qui je m'entraine. Mais je me sens physiquement au top et c'est une sensation bien agréable.

Et puis j'aurai le plaisir de partager ce grand moment avec mes routards préférés.
Même si je suis devant !

lundi 1 février 2010

Autoportrait de Charly

Voici maintenant quelques temps que ce blog est lancé et il me semble important que les membres des « Warriors » se présentent à vous. Aussi, je vais commencer par moi !!

Bien sûr, j’adore courir. Et l’une de mes surfaces préférées est la neige, et une partie de mes préparations de marathon se passe en altitude. Je joins ainsi l’agréable à l’utile ! Et pour ce qui est de me faire plaisir, je n’ai pas de problème ! En hiver : ski de piste, et ski de randonnée avec de bons amis sur place. A partir du printemps, VTT avec des potes ou mes enfants dans notre magnifique Brie d’adoption.
L’été, je complète tout cela par de longues randos en montagne, de l’escalade et de belles courses sur glacier (de préférence), avec deux de mes enfants encore plus mordus que moi. Mais, tout au long de l’année je cours, pour me maintenir en forme, me faire plaisir sur de longues distances en allant au bout, et profiter de mon environnement. Je jouis de paysages qui me plaisent.

« Ma carte de visite » ne présente aucune performance de vitesse, mais le but premier recherché a toujours été atteint : aller au bout ! Les souffrances que je me suis infligées et les galères que j’ai pu subir n’ont jamais eu raison du petit bonhomme qui aime courir !
J’ai fait 4 fois les 20km de Paris, 2 fois le semi-marathon de Névaches dans les Hautes-Alpes, un semi marathon à La Ferté sous Jouarre en Seine et Marne, 4 fois « la course des remparts » à Provins et sa terrible côte du « trou au chat » à réitérer 3 fois ! J’ai été 4 fois marathonien autour des 4heures, dont une à Paris.
Lors de la dernière édition, j’étais spectateur, et je me suis régalé ! Etant en voie de guérison d’une vilain problème de santé qui m’avait quelques mois plus tôt condamné à mettre un terme à tous mes amusements physiques, ce spectacle extraordinaire de mes semblables allant jusqu’au bout d’eux mêmes m’a donné envie de rechausser et fouler à nouveau les pavés parisiens !
Mais cette fois, j’ai eu envie d’être avec un groupe de copains. Et pourquoi pas avec mes potes du dimanche matin ? Philspeed qui m’avait manifesté son intention de se lancer dans l’aventure en 2010. Mais aussi Francis qui avec toute sa fougue de sprinter et son esprit de battant si accrocheur me semblait capable de relever le défi ! Toute autre bonne volonté serait la bienvenue ! Ainsi, Jérôme, ami de longue date de Francis ne s’est pas fait prier par celui-ci pour participer à cette nouvelle folie des deux compères ! Et à 53 balais et beaucoup d’entrain, ce rêve est aujourd’hui en train de prendre forme ! C’est avec beaucoup de plaisir que je m’avance à petites foulées avec mes compagnons vers les Champs Elysées pour un grand moment de plus ! Merci à vous les gars !!

Faire un marathon constitue une réelle aventure. Et construire celui-ci, de A à Z est passionnant !

Chers coéquipiers, à vous la parole maintenant !




Provins 2009 : Francis m'a tiré dans les côtes. Puis je l'ai tiré vers l'arrivée. Enfin, nous nous sommes étirés ! Alors nous avons décidé de nous tirer à Paris !!

Le petit bonheur

Il était bien agréable ce petit week-en en Normandie. Court mais bon.
La fête familiale était réussie, la petite marche, en bord de mer, vivifiante.
La circulation du retour n'avait pas entamé ma bonne humeur. Seule la fatigue accumulée par une semaine agitée et une nuit trop courte ralentissaient mon enthousiasme.
Bref, c'est la fleur au fusil que je m'apprête hier soir à faire une sortie longue avec un peu de spécifique.
J'ai chargé sur mon garmin les spécifications de l'entrainement. Je suis en tenue 2 couches car il fait quand même un peu frais à 20h00. Et j'ai revêtu un gilet de secours afin d'être bien vu des véhicules qui roulent souvent trop vite.
C'est en tentant d'allumer ma montre que les ennuis commencent. Car mon précieux forerunner 305 ne répond pas. J'appuie frénétiquement sur le bouton marche, mais rien ne se passe !
Prudent, je tente de le brancher sur le secteur. Rien. L'écran reste désespérément vide. Affreusement vide. Il est en panne !
La colère me prend. Ce n'est pas possible qu'il me lâche alors que je l'utilise depuis un mois seulement. Il ne peut pas me faire ça pendant la préparation marathon. Pas lui, pas maintenant. J'ai déjà bien assez des ingrats qui me snobent dans leur pays créçois. Ce n'est pas la peine d'en rajouter.
Je maudis le monde entier en cherchant le mode d'emploi. Jusqu'à ce que ma patiente épouse qui a mis la main dessus me suggère que je pourrais peut-être m'en passer pour ce soir.
Je reprends la bonne vieille montre cardio sans cardio et je pars en maugréant.
Au programme, 35' de chauffe où j'avance tranquillement sur notre parcours habituel. Je me dis qu'un camarade m'aurait réchauffé aussi le coeur mais je ne me sens pas pour autant abandonné. J'en profite néanmoins pour conspuer de nouveau le concepteur de la ceinture avec bidon qui me brûle la taille. Il m'est désormais impossible de replacer le bidon sans détacher la ceinture. Il faut vraiment que j'achète ce camelbak. Je pourrais alors ressembler de nouveau à mes comparses ...
Puis je pars pour 10' de vitesse spécifique en direction du commissariat. Le tour sera raccourci. J'accélère sans bien savoir où j'en suis. Vraisemblablement trop rapide, alors que je suis sensé m'accrocher aux 13 km/h.
Puis relâchement pendant 5'. J'atteins déjà la station service après avoir dépassé les hôtel Disney.
Et je redémarre pour 10'. Les cuisses me chauffent un peu mais le souffle tient le coup. J'arrive en bas de la pente dans la ZAC du Courtalin, avant de remonter enfin apaisé. Je pense à Francis qui peine toujours à cet endroit. Des plaques de verglas m'inquiètent mais je les évite. Ma lampe frontale est bien utile.
Le retour par Magny se fait par la rue de l'Abyme. Je veux respecter mon chrono.
Et ce sera le cas à 1-2 mn près. 1H20' comme sur des roulettes.
La colère est partie, les dernières bouffées sont emportées par la petite bise humide qui invite à regagner sans tarder ses pénates.
J'expédie un mail à Garmin pour exposer mon problème et je tente une dernière fois de recharger. En vain.

Au petit matin, une tentative d'allumer mon Garmin se solde par un bip familier. Mais l'écran s'éteint immédiatement. C'est donc bien cela. La batterie était totalement déchargée et le cycle ne se déclenchait plus. Je la pose sur le support de recharge et je verse une petite larme en voyant sur l'écran "batterie en charge". Ah, comme on s'attache à cette petite chose.
Dis moi que toi au moins tu ne m'abandonneras pas ...