Il était bien agréable ce petit week-en en Normandie. Court mais bon.
La fête familiale était réussie, la petite marche, en bord de mer, vivifiante.
La circulation du retour n'avait pas entamé ma bonne humeur. Seule la fatigue accumulée par une semaine agitée et une nuit trop courte ralentissaient mon enthousiasme.
Bref, c'est la fleur au fusil que je m'apprête hier soir à faire une sortie longue avec un peu de spécifique.
J'ai chargé sur mon garmin les spécifications de l'entrainement. Je suis en tenue 2 couches car il fait quand même un peu frais à 20h00. Et j'ai revêtu un gilet de secours afin d'être bien vu des véhicules qui roulent souvent trop vite.
C'est en tentant d'allumer ma montre que les ennuis commencent. Car mon précieux forerunner 305 ne répond pas. J'appuie frénétiquement sur le bouton marche, mais rien ne se passe !
Prudent, je tente de le brancher sur le secteur. Rien. L'écran reste désespérément vide. Affreusement vide. Il est en panne !
La colère me prend. Ce n'est pas possible qu'il me lâche alors que je l'utilise depuis un mois seulement. Il ne peut pas me faire ça pendant la préparation marathon. Pas lui, pas maintenant. J'ai déjà bien assez des ingrats qui me snobent dans leur pays créçois. Ce n'est pas la peine d'en rajouter.
Je maudis le monde entier en cherchant le mode d'emploi. Jusqu'à ce que ma patiente épouse qui a mis la main dessus me suggère que je pourrais peut-être m'en passer pour ce soir.
Je reprends la bonne vieille montre cardio sans cardio et je pars en maugréant.
Au programme, 35' de chauffe où j'avance tranquillement sur notre parcours habituel. Je me dis qu'un camarade m'aurait réchauffé aussi le coeur mais je ne me sens pas pour autant abandonné. J'en profite néanmoins pour conspuer de nouveau le concepteur de la ceinture avec bidon qui me brûle la taille. Il m'est désormais impossible de replacer le bidon sans détacher la ceinture. Il faut vraiment que j'achète ce camelbak. Je pourrais alors ressembler de nouveau à mes comparses ...
Puis je pars pour 10' de vitesse spécifique en direction du commissariat. Le tour sera raccourci. J'accélère sans bien savoir où j'en suis. Vraisemblablement trop rapide, alors que je suis sensé m'accrocher aux 13 km/h.
Puis relâchement pendant 5'. J'atteins déjà la station service après avoir dépassé les hôtel Disney.
Et je redémarre pour 10'. Les cuisses me chauffent un peu mais le souffle tient le coup. J'arrive en bas de la pente dans la ZAC du Courtalin, avant de remonter enfin apaisé. Je pense à Francis qui peine toujours à cet endroit. Des plaques de verglas m'inquiètent mais je les évite. Ma lampe frontale est bien utile.
Le retour par Magny se fait par la rue de l'Abyme. Je veux respecter mon chrono.
Et ce sera le cas à 1-2 mn près. 1H20' comme sur des roulettes.
La colère est partie, les dernières bouffées sont emportées par la petite bise humide qui invite à regagner sans tarder ses pénates.
J'expédie un mail à Garmin pour exposer mon problème et je tente une dernière fois de recharger. En vain.
Au petit matin, une tentative d'allumer mon Garmin se solde par un bip familier. Mais l'écran s'éteint immédiatement. C'est donc bien cela. La batterie était totalement déchargée et le cycle ne se déclenchait plus. Je la pose sur le support de recharge et je verse une petite larme en voyant sur l'écran "batterie en charge". Ah, comme on s'attache à cette petite chose.
Dis moi que toi au moins tu ne m'abandonneras pas ...
lundi 1 février 2010
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