Moi ça m'a pris, j'étais tout p'tit.
Enfin non, pas exactement.
Pour tout dire, j'ai longtemps fait du sport sans être vraiment un sportif. Plutôt un gars qui a de la hargne et ne lâche pas facilement prise. Mes longues années de badminton ne m'ont ainsi pas convaincu que j'avais progressé dans le domaine physique mais au contraire qu'il me fallait travailler le technique pour tenter de se donner l'apparence d'un sportif.
Puis à la fin de la trentaine, j'ai perdu le goût des sports de raquettes avant de m'embourgeoiser par l'inactivité. Bref j'ai laissé pousser la bidoche jusqu'à ce que je me réveille un beau matin avec la ferme intention de passer le check-up des 40 ans.
Le médecin, devant les résultats de l'analyse sanguine, m'a sorti sa petite feuille de la bonne hygiène alimentaire. Déjà ? Cela vient si vite les restrictions ?
Et qui dit changement de régime alimentaire, dit aussi plus d'activité physique.
Alors j'ai fait ce que j'avais envie de faire depuis longtemps. Me lancer un beau défi, une épreuve digne de ce nom : courir un marathon. J'ai progammé cette échéance avec le marathon de Paris, session 2010.
Il fallait en effet procéder par étapes. D'abord courir plus de 20' en continu. Et puis augmenter progressivement la durée. J'ai réalisé dans un parc paysager cette montée en charge, tour après tour.
Et presque 4 mois après ce démarrage laborieux, la joie de constater que je suis capable de courir 10 km, sans s'arrêter m'a rendu fier de toutes ces heures passées à souffler comme un bœuf.
Et tout s'enchaine. Les premières sorties avec Francis, les 10 Km de Magny où j'ai oublié la puce, les dimanches matin le long de la Marne avec Charles et Mathieu. Déjà tant de souvenirs.
Enfin, mon inscription au BSGA me permet de renouer avec l'esprit de compétition, la recherche de la performance. Mais c'est depuis le début de cette saison que je suis devenu Speedy Phil, en obligant mes compagnons à contempler mes semelles. Une surprenante progression qui me fait flirter avec des vitesses que je pensais étrangères.
Bon, restons modeste. Je ne suis qu'un petit coureur comparé aux autres flèches bleus (la couleur du maillot du club) avec qui je m'entraine. Mais je me sens physiquement au top et c'est une sensation bien agréable.
Et puis j'aurai le plaisir de partager ce grand moment avec mes routards préférés.
Même si je suis devant !
mercredi 3 février 2010
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