dimanche 7 février 2010

Du rififi chez les warriors !!!

Di 07.02 : Dernière sensation d’entrainement de vacances. Dans une semaine, les choses sérieuses commenceront ! Francis, Jérôme et moi allons passer de nos 3 séances d’entrainement « free-style » hebdomadaires à 4, très cadrées !
Certains imaginent que nous n’y parviendrons pas ! Ou plutôt, c’est Speedy-Phil qui pense que nous ne tiendrons pas le coup ! Laisse-moi te dire quand même, mon gars, que tes semelles, on n’a pas trop l’occasion de les voir puisque tu sembles nous fuir depuis plusieurs semaines. Et comme tu veux vraiment en découdre avec les traine-savates que nous sommes, il faudrait certainement que tu commences par nous montrer l’avant de tes pompes de premier !! A moins que battre la campagne aussi longtemps que nous te paraisse inabordable ! Mais, il va bien falloir que tu travailles en endurance d’ici le grand jour !
En ce qui nous concerne et pour atteindre notre objectif de 3h45, notre plan d’entrainement, validé 4 fois par ma pomme, nous fait travailler essentiellement en endurance. Donc, peu importe que tes semelles essaient de nous éblouir ! Les nôtres n’accélèreront pas d’un pouce ! Et pas plus d’un auriculaire tarsien, d’ailleurs !!




Quoiqu’il en soit, pour aller au bout de cette aventure que nous avions décidé, d’un commun accord, de vivre ensemble, le moral doit être au beau fixe. Au contraire de la météo qui s’est méchamment acharnée sur les pauvres pousse-jarrets briards que nous sommes devenus à force de gelures et de mauvais dérapages sur les restes des brumisations résultant des rhums dus à cet hiver fort rigoureux ! Et les sorties comme celle de ce matin ne font que renforcer la sérénité de mon inséparable compère Francis. 30 minutes d’échauffement suivies de 1h55 d’une course à allure raisonnable sur un parcours comportant trois sévères côtes et la fameuse descente de Quincy menant au canal ! Sieur Francis était ravi et aussi frais qu’un gardon qui aurait descendu le Grand-Morin, dont le cours bat son plein actuellement, depuis sa source jusqu’à sa confluence avec la Marne, en passant par ses terribles chutes encore inconnues et donc sans nom !! Mais le gars semblait prêt pour pousser jusqu’au km42 ! Et nous avons du nous empoigner pour que finalement je réussisse à le ramener à la raison !

Déception relative

Dernière course avant l'ultime. Je voulais savoir quel était mon temps sur l'épreuve standard des 10 Km après les efforts du dernier trimestre.
Les foulées de Coudreaux (Chelles) m'avaient permis de passer sous la barre des 45', à 44'01 exactement, sans avoir l'impression de me dépasser.

Ce dimanche, je suis donc concentré pour essayer de me caler sur l'objectif de 42'30", soit 4'15"/Km.
Cela démarre pourtant mal. Je suis obligé de prendre 2 smecta pour calmer une petite gastro qui m'enquiquine depuis 2 jours. La nuit n'a pas été formidable non plus mais cela fait quelque temps que j'attends une vrai bonne nuit de sommeil.

J'avais décidé de partir rejoindre Vincennes en RER, je prends finalement ma voiture.
Je me gare assez loin par prudence et je suis obligé de marcher plus d'un quart d'heure pour atteindre le point de départ. La distribution des dossards se fait dans une salle d'une école privée où une foule importante se masse. Les bénévoles sont charmants malgré le brouhaha.
Je découvre avec plaisir que j'ai hérité d'un dossard sans priorité.

Et je retourne à la voiture me changer et me préparer. Puis petit échauffement qui m'oblige à rejoindre précipitamment un couloir de départ. Deux points de départ ont été prévus, l'un pour les dossards impairs, l'autre pairs. Bien sûr je me trompe, avant de rectifier juste avant le coup de pistolet (que j'ai à peine entendu).

Le temps d'atteindre la ligne de déclenchement du chronomètre, plus d'une minute va s'écouler.
J'attends patiemment mais ensuite je vais passer les deux premiers kilomètres à buter sur les uns et les autres, accélérant d'un côté, freinant de l'autre.
Premier décompte : 4'32". Horreur ! Je prends du retard malgré moi, je prends les contre-allées et surtout j'évite les rétroviseurs dont beaucoup ont déjà grandement soufferts.
Deuxième kilomètre : 4'23". C'est une petite amélioration. Je bous intérieurement. J'entends quelques uns souffler bruyamment alors que je n'ai pas l'impression d'avoir commencer à forcer.
Ca m'agace désormais.
Puis la rue se dégage un peu. Je vais ensuite me rapprocher de mon objectif, sauf au 5ème kilomètre où je prends quelques secondes pour avaler un peu d'eau. Mais je n'arrive pas à rattraper mon retard. Je continue à buter ponctuellement. Et surtout, je suis obligé de relancer après des tournants parfois un peu secs.

Je n'ai de cesse de dépasser des coureurs. C'est rarement que j'assiste au contraire. Je suis parmi les dossards verts, qui sont partis avant moi et sont réputés faire un meilleur temps.

J'accélère sur les trois derniers kilomètres. Mon coeur commence à monter (il atteindra 187 BPM !) dans les gammes. Mes cuisses me font mal et le pied gauche chauffe sous les orteils.
Je veux me donner pour éprouver un 10 Km sans limites. Le 9ème kilomètre est ainsi couru en 4'10".

Heureusement l'arrivée est là car je suis à bout.
Temps officiel : 44'18". Une plaisanterie où je finis 825e sur 3371
Temps réel : 43'05". J'ai gagné 83 places !

Au final, un peu de déception, j'espèrais vraiment être en deça des 43 mn. Mais surtout trop de monde. Je ne renouvelerai pas ce type de course où l'on se heurte aux autres coureurs et où il est difficile d'envisager une véritable performance.

Autoportrait de Jéjé


Mais qui est ce Belge fou qui va se mesurer au peloton de Bailly ? Voici un peu plus de lumière sur cet énergumène. Je pratique la course depuis maintenant quelques années, près de 10 années déjà. La campagne flamande n'a pas toujours été mon terrain de guerre, j'ai attrapé le bug en l'an 2000 en explorant la campagne anglaise. Et depuis, l'engouement (mais surtout le plaisir de se faire du mal) a eu ses hauts et ses bas. J'étais à l'époque mordu de tout-terrain, cross et compagnie, un clin d'oeil à Speedy Phil :-) Je ne fais maintenant que de la course de fond, il ne faut pas me demander pourquoi !! D'ailleurs, il est difficile de faire croire à quiconque que c'est par amour de la campagne flamande, et on me rie au nez quand je dis qu'il est difficile de trouver des parcours d'entraînement plutôt plat :-(


L'idée du marathon me trottait dans la tête depuis un petit moment, mais l'idée en restait une et la vie continuait. Jusqu'au jour où mon vieux comparse de Bailly m'annonce qu'il connaît quelques fous qui se sont donner rendez-vous à Paris en avril prochain pour une course effrénée aux portes de la folie. Il parait même que l'un d'eux est un récidiviste !! Sans réfléchir, n'écoutant que la solidarité vieille de 20 ans, je me lance. Et me voici à suivre un entraînement enragé. Heureusement que j'ai le soutien de ma petite famille, et surtout de la petite dernière, qui me tient éveiller toutes les nuits en me répétant que je vais y arriver, je n'ai pas besoin de tout ce sommeil inutile. Tout ça pour dire que les séances sont tout de même plus sympathique quand on est plusieurs, et que ce blog me redonne le courage de repartir en loup solitaire chaque fois que c'est nécessaire.


Alors que la force soit avec nous !!