lundi 15 février 2010

Et de quatre.... Autoportrait de Francis

Eh oui, ceux qui me connaissent savent que je suis toujours présent bien que souvent en retard. alors fidèle à ma réputation je me présente en dernier.
Voilà, cela m'a pris dans mes années Fac, à croire que le froid de l'Europe m'a stimulé, à moins que ce soit la maturité et le besoin de se prouver des choses. En fait la course pour moi a toujours été histoire de me prouver des choses, ce qui m'amène souvent à me battre contre moi. Je disais donc que dans mes années Fac, ce campus et son boulevard circulaire qui passait devant ma résidence universitaire me tendaient leurs bras. Après un été de job étudiant et une paire de Nike Air Max en guise d'auto-cadeau, me voilà à l'assaut de mon boulevard circulaire. Trois tours plus tard je me sentais déjà Warrior et pourtant très vite je devais découvrir que ce n'était pas suffisant et plus de challenge m'entrainât à augmenter sans cesse la distance et quelque fois la vitesse. puis un jour sans m'en rendre compte je fis un émule qui me suivit sur mes dernières courses dans mon pays d'adoption, Lille.
Au fait pourquoi "dernière course", et ben parce que les études terminées il a fallut travaillé. Alors je suis descendu à la capitale et là la grosse machine de production capitalistique a eu raison de ma motivation et comme la nature a horreur du vide, j'ai remplacé la course par Mc Do, Pizza Hut et autre bouffes qui ne vont pas sans conséquences. Vous connaissez la théorie du tobogan? Des heures pour monter et quelques secondes pour descendre. Voilà je me contentais de ma condition de nouveau gros lorsque mon "élève" d'hier est venu me secouer les puces et me remettre en piste. Et depuis je cours après tout, des filles, le chrono et surtout après moi et je marche aussi, mais très longtemps. Alors suis-je un Warrior? je ne sais pas (humilité oblige), mais de faire partie de cette aventure du marathon me donne des ailes et là je me sens un WARRIOR et mon joker c'est ma NIAQUE.

Semaine de relâchement

La quatrième semaine de mon plan de préparation est celle du relâchement.

C'était bien à propos car j'avais besoin de souffler après les foulées de Vincennes. J'avais beaucoup donné en me surpassant vraiment, même si le résultat n'est pas à la hauteur de mes attentes.

Et l'objectif de la saison reste bel et bien de finir le marathon de Paris.

Petite semaine donc où j'ai surtout tenté de m'astreindre à ralentir. Car je suis convaincu d'appartenir à cette maudite catégorie des coureurs qui suivent des entrainements trop intenses et manquent de jus dès qu'il s'agit de réaliser une performance.
J'entends d'ici les ricanements de mes compères tortues : "ça veut partir vite et ça ne sait pas courir comme il faut !".
Non, il s'agit de construire son foncier progressivement, pour être encore plus rapide, pas d'apprendre à courir comme des tortues.

Illustration : vendredi, j'avais une séance de fractionné (30/30). Je n'ai pu m'empêcher de faire des moyennes à près de 18km/h au lieu de 16, avec des pointes de vitesse à 21 km/h.
C'est pas bien. C'est largement supérieur à ma VMA. Je finis fatigué.

Donc dimanche, sortie d'une heure où j'ai surveillé mon cardio en permanence pour rester en deçà de 150 pulsations/mn. J'avais l'impression de me traîner avec des douleurs nouvelles dans les jambes. Bref, je me suis sentie tortue.

Bon, en fin de compte, je suis mauvais langue. C'était juste une question de schéma mental. Avec mon nouveau camelbak, et une fois revêtu mon gilet fluo jaune, je ressemble bien à mes amies tortue.