lundi 15 février 2010

Semaine de relâchement

La quatrième semaine de mon plan de préparation est celle du relâchement.

C'était bien à propos car j'avais besoin de souffler après les foulées de Vincennes. J'avais beaucoup donné en me surpassant vraiment, même si le résultat n'est pas à la hauteur de mes attentes.

Et l'objectif de la saison reste bel et bien de finir le marathon de Paris.

Petite semaine donc où j'ai surtout tenté de m'astreindre à ralentir. Car je suis convaincu d'appartenir à cette maudite catégorie des coureurs qui suivent des entrainements trop intenses et manquent de jus dès qu'il s'agit de réaliser une performance.
J'entends d'ici les ricanements de mes compères tortues : "ça veut partir vite et ça ne sait pas courir comme il faut !".
Non, il s'agit de construire son foncier progressivement, pour être encore plus rapide, pas d'apprendre à courir comme des tortues.

Illustration : vendredi, j'avais une séance de fractionné (30/30). Je n'ai pu m'empêcher de faire des moyennes à près de 18km/h au lieu de 16, avec des pointes de vitesse à 21 km/h.
C'est pas bien. C'est largement supérieur à ma VMA. Je finis fatigué.

Donc dimanche, sortie d'une heure où j'ai surveillé mon cardio en permanence pour rester en deçà de 150 pulsations/mn. J'avais l'impression de me traîner avec des douleurs nouvelles dans les jambes. Bref, je me suis sentie tortue.

Bon, en fin de compte, je suis mauvais langue. C'était juste une question de schéma mental. Avec mon nouveau camelbak, et une fois revêtu mon gilet fluo jaune, je ressemble bien à mes amies tortue.

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