mercredi 24 février 2010

Stage en altitude (1ère partie)

Afin de parfaire sa préparation loin des frimas briards, à l’écart de l’agitation de la capitale, Charly Marathonman a choisi l’isolement dans ses montagnes hautes-alpines. Au diable donc les éclairages de Disney si utiles pour nos nombreuses sorties nocturnes ! Au diable aussi la compagnie de mon ombre franciscaine !! Non, là je plaisante et m’excuse de te lâcher ainsi, camarade !! Mais, me préparer en altitude tout en profitant de la majesté de Dame Nature dans ce petit coin de paradis, sont d’un bienfait extraordinaire !! Alors, puisque je peux le faire, j’en profite !!
Mais, comme devenir et rester un Warrior se mérite, je vais vous conter une petite aventure initialisant ce stage. Vous pourrez alors juger si je suis un vrai warrior ou un bidon. Ainsi, j’ai du reporter mon 1er entraînement montagnard fixé à ce lundi matin. Couchés tard samedi soir, nous avons été réveillés par plusieurs coups de téléphone en pleine nuit (de 2h30 jusqu'à 4h, 4h30.. avec personne au bout ! Très sympa et rassurant ! Levés à 7h00 pour prendre la route et surtout la voiture qui devait l’emprunter et la rendre une fois arrivés à destination, nous étions quand même un peu épuisés avant de commencer la manœuvre !
Et les 750 bornes et 9 heures de confinement qui nous attendaient étaient alors envisagés moins sereinement. Pourtant, tout s’est bien passé jusqu’à 17h45 environ. Là, la pente du col du Lautaret s’inclinant sérieusement, il a fallu marquer un arrêt puis s’entendre dire, d’une bouche de gendarme, ce désagréable ordre filtré par les quelques inévitables flocons de neige se mêlant à ce qui devint progressivement une bien mauvaise plaisanterie : « Mettez vos chaînes » ! S’est ensuivie l’exécution de l’ordre et la difficile réintégration dans le trafic de tous nos cons compagnons de mésaventure. Avancer quelques mètres, stopper, arrêter le contact, redémarrer quelques minutes plus tard pour stopper à nouveau 10 à 15 mètres plus loin… Ce petit manège a duré presque 2 heures durant lesquelles nous avons du péniblement parcourir 1 km pour finalement rester sur place environ 2 nouvelles heures ! Par -6°C à l’extérieur, l’intérieur du coche a commencé à givrer (l’humidité de nos 4 expirations combinées, sans doute !), et nous à nous cailler. Mais durant cette longue attente qui finirait assurément par payer, quelques lumières clignotantes au loin nous rappelaient que nous étions encore sur Terre, au milieu de ce no man’s land. Y avait-il un accident ? Tentait-on de déneiger une portion de la route ? Quelques questions qui restaient sans réponse, au point de finir par nous ennuyer sérieusement ! Aucune information sur notre devenir ne nous parvenait ! Nous étions à environ 4 km du sommet du col et donc à une cinquantaine de l’arrivée. Mais cette arrivée ne se rapprochait pas plus que nous avancions !!






Et, enfin, vers 20h30 les choses ont commencé à évoluer. Les clignotants, d’abord ! Puis l’un d’eux a daigné faire du porte à porte ! Quand j’ai entrouvert la mienne avec difficulté, tant la bourrasque de neige apportée par le terrible vent du Lautaret était puissante, j’ai perçu en réponse à la question que j’avais à peine posée, un bref « Attendez » ! Merci beaucoup, monsieur l’agent ! Puis au passage du gyrophare suivant, après quelques petites minutes, un terrible « Faites demi-tour !!! » a surgit. ! Ouppsss !!!
Dépités, envisageant mal la suite, nous nous sommes encore une fois exécutés pour repartir dans la nuit glaciale, gagnante !! Je passe toutes les questions que nous nous sommes alors posées pour savoir quelle décision prendre !! Le fait est que nous sommes repartis, fatigués, énervés, en colère, pour ôter les chaînes là où nous les avions installées et nous défouler en nous engueulant bêtement dans cette glaciaire à ciel ouvert. Nous avons rebroussé chemin sur une cinquantaine de bornes pour emprunter le seul chemin possible censé nous mener à destination, mais sans garantie que le col à emprunter serait ouvert !! Mais le sort ne s’est pas acharné davantage ! Nous sommes arrivés à 2h00 du matin après un détour de 150 bornes de montagne, fendant la purée de neige qui nous fonçait dessus de plus en plus drue avec notre progression ! 10 km avant de retrouver un lit bien chaud, il a fallu chaîner à nouveau pour affronter l’ultime montée recouverte d’une accueillante épaisse couche de neige, ce qui laissait présager un séjour poudreux ! Mais, Le Warrior Charly Marathonman en avait plein le... Vous comprendrez que mes sketbas de compet soient restées au chaud le lendemain !!!

6 commentaires:

  1. salut, charly ! ah... la gazette s'est modernisée ! heureusement que tu m'as lancé une piqure de rappel, car j'attendais patiemment la gazette ancienne version (par mail), n'ayant pas compris précédemment que l'adresse du blog n'était pas une quelconque adresse de pub qui me proposait d'agrandir un membre que je ne possède pas ou qui vantait les mérites d'une montre dont je me passe bien... pauvre de moi ! j'ai encore des progrès à faire avec le monde moderne... et d'ailleurs, comment devenir membre du club des warriors ? j'ai bien essayé mais n'y ai rien compris (oui, tu peux rire...) bises et bon stage de préparation (n'oublie pas toutefois qu'un bon vin chaud peut faire du bien...)
    je suis tellement nulle que je mets le profil anonyme... mais c'est moi, nathalie !!!

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  2. Salut Charly,

    Suite à ta piqure de rappel je suis venu consulté le blog ! J'avais complètement oublié.
    Je vois que ça se professionnalise : la gazette sous Word est devenue blog ! Très bien se blog d'ailleurs. Je connais maintenant toute l'équipe des Warriors. Il ne se la pète pas un peu Speedy Phil ! Je vois que le trajet pour PSV a été difficile. J'espère que vous allez bien profiter de vos vacances. Bon ski, bon entrainement Charly. Bisous à toute la famille. On pense bien à vous, en restant à Menucourt !!!
    A bientôt.

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  3. Apprenez mon cher Gaston que le pet produit une intéressante poussée,connue sous le nom de propulsion et que tout coureur sait utiliser pour donner une nécessaire impulsion à des foulées défaillantes.
    Eh Charly : "Avancer quelques mètres, stopper, arrêter le contact, redémarrer quelques minutes plus tard pour stopper à nouveau 10 à 15 mètres plus loin". Si je comprends bien, tu étais dans ton effort normal !

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  4. Enfin ! Enfin des réactions !! Alors : bravo ! Bravo à ces deux kamikazes qui ont fini par pénétrer l’intimité des Warriors à travers leur… blog !! Mais, évidemment, ces deux là ne sont pas n’importe qui ! Ce sont tout bonnement les deux vainqueurs du grand concours lancé par Marathonman à l’occasion de son Marathon de Paris 2008. De vrais fidèles, en quelque sorte ! Et pas uniquement pour ça ! Mais ceci est une autre histoire que j’aurai peut-être l’occasion de vous conter plus tard.
    Quoiqu’il en soit, la gazette est sans doute en train de prendre un vrai départ, de par son interactivité. Alors : youpppee !!!! Aussi, il est temps de vous présenter notre 3ème tag mis en boîte par un autre admirateur dans l’ombre de son papa ! Merci à toi, fils !!

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  5. Mise au point !
    Je profite de cette célébration richement colorée d’un échange de haute volée pour faire une petite mise au point… avant que d’autre ne s’en charge et que ne dégénère en pugilat verbal ce qui ne devrait être qu’une vraie fête ! Parce que, voyez-vous mon cher Philspeed, vous n’êtes point seul à manier l’ironie, si toutefois vos propos ne contiennent qu’ironie ! en ce qui me concerne, cette petite gazette me permet d’écrire de façon dérisoire et faire part de situations cocasses au travers d’un événement que nous préparons tous sérieusement. Aussi, sachez que les déclinaisons du verbe « péter » sont nombreuses ! Et, si n’est pas lièvre qui veut, n’est pas tortue celui qui se meut différemment ! Et même, si tel était le cas, Monsieur de La Fontaine devrait te faire te rappeler que ne gagne pas forcément celui qui, effectivement, semble se la péter ! J’ose simplement espérer que tu ne fais que péter les plombs ! Si tel n’est pas le cas, prends garde aux autres pétarades ! Y’a aussi : « se péter la gueule sur une vilaine peau de banane qui risquerait de traîner sur ton passage, faute de faire attention à ce qui t’entoure » ! Ou, encore : « se péter la gueule, faute d’humilité » ! J’avoue que tout cela sent bien mauvais ! Et, c’est vrai que les autres membres des Warriors laisseront sans doute un espace de sécurité entre eux et tes semelles afin de ne pas être handicapés par tes gaz d’échappement ! Mais, j’y pense d’un coup : pour le jour J, tout le long du parcours, il y a des toilettes ! Alors si l’envie t’en dit, tu pourras prendre tes précautions, et peut-être suivre sagement ton lièvre, un vrai lièvre celui-là : un meneur d’allure. Pas un meneur de mauvaise revue !!
    Encore un conseil, Speedy-rabbit : arrête de te mettre la pression comme ça ! Et arrête d’essayer de nous la mettre (la pression) ! Je te rappelle que notre objectif (à nous tes 3 compères Warriors) est d’aller au bout, éventuellement en 3h45. Il n’y a aucun esprit de compétition ! Redescend donc sur Terre ! Pour cela, il y a une échéance : le dimanche 14 mars pour le semi-marathon situé à mi-préparation. Moi, je serai alors redescendu de mes montagnes, de mes 1600 m d’altitude. Et alors, si il y en a un qui pourra tout faire péter par surpression, c’est la tortue Charly qui te salue bien !

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  6. Mise au point salutaire Charly.
    Je pensais effectivement manier l'ironie. Je me trompais certainement au vu du ton agressif que tu adoptes dans ce commentaire.
    Je vais donc en rester là et ne plus déranger les warriors.

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